Nevache
20 mars 2022
Il n’y a pas de neige dans le Val Maira, notre destination initiale en Italie, nous choisissons la vallée de Névache comme plan B. L’enneigement n’est pas énorme pour la saison, mais suffisant a priori. Nous avons réparti la semaine de rando dans les deux refuges de Laval et du Chardonnet. Nous avons de la chance, il tombe 20 à 30 cm de neige le jour du départ, la montée au premier refuge de Laval se fait sous la neige en fin de journée.

Départ du refuge de Laval
1ère rando, direction le col des tempêtes. Au départ du refuge de Laval, nous partons à l’ombre mais très vite le soleil perce. Superbe paysage avec 30 cm de neige vierge, on ne s’en lassera jamais. Mais la sous-couche est très fine, il faudra faire attention à la descente. Pas loin du départ, nous prenons un vallon qui a l’air sympa, il permet de couper le long chemin en fond de vallée. Comme souvent dans ce cas, ça se complique un peu plus loin. Nous arrivons à une sorte de verrou un peu délicat à passer à ski. Mais tout le monde franchit l’obstacle et nous rejoignons rapidement la trace normale. Les conditions de neige n’étant pas très sûres, nous nous arrêtons avant le col des Tempêtes, notre objectif initial.





La descente se fait au début dans une très bonne neige. Mais il n’y a pas assez de pente pour en profiter pleinement. Elle s’alourdit plus on descend. Il faut toujours être vigilant, et ne pas trop appuyer sur les skis, les requins ne sont pas loin.
2ème rando : Crête de Moutouse. Le ciel est un peu couvert nous n’avons pas la visibilité de la veille. La neige s’est alourdie. La descente sera parfois compliquée dans le jour blanc.






Départ Du refuge du Chardonnet
Le 3ème jour nous rejoignons le refuge du Chardonnet, puis une petite première excursion vers les crêtes du raisin. Nous trouvons encore de la bonne neige dans ce vallon orienté nord.



4ème jour, le col du Chardonnet. Météo toujours un peu couverte. Arrivés au col nous montons à pieds vers un petit sommet. Nous voyons bien les restes de l’ancienne mine, à l’est du col.







Le 5ème jour, le pic Ombière. On a de l’humour dans la région pour nommer les sommets … Toujours pas de grand beau temps, mais c’est suffisemment dégagé pour en profiter quand même. La pente finale n’est pas assez enneigée, nous la finissons à pied. Belle vue sur la vallée de la Guisane vers le col du Lautaret.





Le dernier jour, il faut bien redescendre à Névache où sont garées nos voitures. Plutôt que de redescendre directement dans la vallée, nous prenons un chemin qui coupe dans la forêt. Il fait enfin beau, le paysage est très beau, mais nous réalisons que nous ne sommes pas au bon étage, nous avons du rater une bifurcation. La pente que nous prenons en traversée, devient raide puis très raide et gelée. Nous préférons faire demi-tour. Alors que Bernard aide Alain sur un passage délicat, son ski part droit dans la pente, nous ne le reverrons plus. Bernard repart donc sur un ski, mais la neige commence à se ramollir, son pied s’enfonce à chaque pas un peu plus profondément. Ce n’est plus possible. Avec Véronique nous mettons au point un système, à tour de rôle nous synchronisons notre rythme sur celui de Bernard, qui doit mettre son pied libre sur un de nos ski. Cela fonctionne pas trop mal jusqu’à ce que nous retrouvions une pente suffisante. Il repart donc sur un ski, et finira par rejoindre le parking avant les derniers du groupe !





