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Freibourg – Partie Allemande

    Freibourg – Partie Allemande

    30 juillet 2022

    Comme nous avons perdu du temps au départ avec nos Covids, nous ne pourrons pas passer 2 jours comme prévu autour du lac de Constance. Le plan est donc d’aller visiter l’ile de Reichenau, au milieu de la partie ouest du lac, puis de rentrer le soir pour rejoindre un warmshower pas très loin du lac. Cette partie ouest est reliée au reste du lac par une sorte de chenal. Le lac dans son ensemble est immense, d’une taille comparable à celle du lac Léman. Enfin, il commence à faire un peu moins chaud, la proximité du lac doit réguler un peu la température.

    Cap sur l'ile de Reichenau

    Après le ferry qui nous ramène en Allemagne, nous rejoignons Ramdegg où nous avons réservé notre 2ème Warmshower chez Walter et Petra. Walter se met en quatre pour que nous soyons reçus le mieux possible chez lui. Un bon barbecue le soir avec une partie végétarienne pour Doum, et le matin un petit déjeuner digne d’un hôtel 4*. Nous lui mettrons une très bonne appréciation sur le site Warmshower 🙂

    Walter et Petra notre warmshower de Ramdegg

    Le lendemain nous passons à proximité des chutes du Rhin, un site assez touristique. Nous faisons donc le petit détour pour aller faire les touristes.

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    On est loin du Niagara, mais le site est joli

    Ensuite nous attaquons la forêt noire, une région également assez touristique. Pour éviter quelques grands axes, nous devons prendre des pistes dans la forêt. A l’entrée de la première piste nous avons droit à un beau panneau d’interdiction pour les voitures les motos et les vélos ! On y va quand même en espérant ne pas trouver un policier en haut du col … Finalement on croise d’autres vélos, ça a l’air ok. Les pistes sont plutôt en bon état. Doum n’apprécie pas trop la combinaison piste + pente raide, mais comme toujours, ça fini par bien se passer !

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    Les pistes
    de la forêt noire

    Comme on reprend un peu d’altitude, la température redevient enfin agréable. La forêt noire porte bien son nom, elle est assez sombre. La densité des arbres et la couleur des feuilles doivent probablement l’expliquer. Cela fait un peu penser à la Chartreuse. Le soir nous avons du mal à trouver un hébergement, tout est plein et les campings ne prennent pas de réservation, ils nous conseillent d’arriver en début d’après-midi pour avoir de la place. Comme on est dans un parc naturel, on n’envisage pas trop le bivouac. Donc on vise la station de Schluchsee qui n’est pas trop loin. On arrive à temps pour avoir un emplacement de tente. Le camping est assez sympa avec accès direct sur le lac. Comme on est arrivé assez tôt, on a le temps d’aller faire une trempette dans les eaux noires du lac.

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    Il faut faire la route du lendemain
    Un camping au bord du lac
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    Le Schluchsee

    Le lendemain nous partons tôt, nous réalisons que le camping sauvage aurait été possible, il est largement pratiqué dans le coin. Ne connaissant pas bien les tolérances locales, on a été trop timide. Aussi, je pensais que nos amis germains étaient très respectueux des règles … Aujourd’hui, nous avons encore quelques cols sur piste avant d’attaquer la descente vers Freibourg. La forêt est vraiment très belle et dès qu’on s’éloigne des villages il n’y a plus grand monde sur les pistes. Nous trouvons un coin sympa pour le pique-nique. C’est un espace aménagé pour des camps de scout. D’après ce qu’on comprend en lisant les panneaux (on ne garantit pas la traduction).

    La sieste
    après le pique-nique
    Dans la dernière descente on sent la température monter dangereusement. On finit de nouveau dans la fournaise, c’est intenable ! On arrive à Freibourg que l’on traverse pour rejoindre la maison de Fred, le collègue de Doum, qui nous héberge pendant deux jours. Avec Suzanne, Il habite une maison du 17 ème siècle qu’il a retapée en respectant l’esprit et les matériaux de l’époque. C’est bête on a pris très peu de photo ! A peine arrivés on plonge dans la piscine pour faire baisser la température. Fred, un fin cuistot nous prépare des repas dignes de chefs étoilés, on se régale.
    Le kachelofe
    un petit jardin à la française

    Le lendemain on visite Freibourg, très belle ville, mais il fait tellement chaud que l’on finit comme la moitié des habitants, dans la Dreisam, la rivière qui coule à Freibourg. Du centre ville jusqu’en banlieue et bien au delà, les berges et le lit de la rivière sont assaillis par la population à la recherche d’un peu de fraicheur.

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    Ca sent la fin du voyage, nous repartons en direction de Colmar. Juste après la frontière française, nous passons par Neuf-Brisach une ville curieuse à 2 titres. D’abord, de forme octogonale dessinée par Vauban, elle est rigoureusement symétrique. Ensuite, elle a une soeur jumelle à 3 km en Allemagne nommée Breisach am Rhein. Voila l’histoire, la ville de Brisach sentinelle au dessus du Rhin (en Allemagne aujourd’hui) a été perdue par la France au cours de nos disputes avec notre voisin. Louis XIV décide de la reconstruire côté français en 1699 pour disposer à nouveau d’une place forte en cas d’invasion.

    Dans les douves, un drôle d'animal

    Nous arrivons à notre dernière étape, Colmar très jolie ville avec son quartier ‘La petite venise’.

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    La petite Venise

    Nous profitons de notre passage à Colmar pour faire un peu de tourisme culturel. Nous avons appris qu’il y a au musée Unterlinden de Colmar, un chef d’oeuvre de l’art : le retable d’Issenheim, réalisé par les artistes Nicolas de Haguenau et Grunewald entre 1512 et 1516. Pour les ignares (comme nous) qui sont hésitants sur la définition d’un retable, la voici : c’est une construction verticale qui porte des décors sculptés ou peints, situés en arrière de l’autel d’un édifice religieux.

    The retable
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    Un joli tableau
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    Il est où Charlie ?
    Escalier - effet de style

    C’est la fin du voyage, nous rentrons en train, TER uniquement. Nous ne sommes pas encore habitués à prendre le train avec nos vélos et leurs sacoches. Le premier à Colmar est un vieux train Corail, l’entrée est étroite, le vélo et ses sacoches passent en force, il faut pousser d’un côté et tirer de l’autre, mais pas de place pour que le cycliste puisse passer entre les 2, et il y a 2 minutes d’arrêt, il faut vite trouver la solution pour que tout le monde rentre !

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