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Slovénie – juillet 2021

    Slovénie – juillet 2021

    3 août 2021

    Ce tour de Slovénie était planifié initialement en 2020, mais à cause du Covid, nous avons du le reporter. Notre idée est de faire le tour de la Slovénie avec quelques incursions en Croatie. Nommée parfois la Suisse des pays de l’Est, la Slovénie est un petit pays (en superficie) dont le niveau de vie est le plus élevé des anciens pays de l’Est. Nous la rejoignons en voiture, car il n’est malheureusement pas possible de faire le trajet en train avec nos vélos, dommage. Notre point de départ est Nova Gorica, une ville qui a la particularité d’être à cheval sur la frontière italo-slovène. Elle se somme Gorizia en Italie. Cette ville a été surnommée le petit Berlin, car un mur a séparé les 2 parties pendant quelques années. Cette séparation a été faite suite au traité de Paris après la seconde guerre mondiale en 1947.

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    Slovénie
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    • Durée du parcours : 14j
    • Nb de jour de pédalage :12j
    • Distance : 1 069 km
    • Dénivelé : 12 919 m

    Nous sommes en vélo léger, avec une petite sacoche de 3 kg environ. Tous les hébergements sont réservés à l’avance, il ne faut donc pas de grain de sable dans notre parcours pour éviter un problème en cascade. Après une première nuit à Nova Gorica, nous nous dirigeons vers le nord, en direction des Alpes juliennes. 2 km après le départ nous attaquons un premier col assez raide, on est vite dans l’ambiance.

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    Une petite pause au pied d'une chapelle
    Les Alpes juliennes au loin
    Très vite nous comprenons
    que les slovènes
    sont économes en voyelle

    Nous arrivons rapidement près de la célèbre rivière Soca. Sa couleur émeraude vient des particules de roche en suspension dans l’eau, qui réfléchissent davantage le bleu et le vert. C’est la mecque des activités aquatiques, canyonning, kayak, raft. Nous croisons beaucoup d’autrichiens, croates, hongrois, tchèques et slovaques. Les gorges sont superbes.

    La Soca

    Nous arrivons pour notre première nuit à Bovec, juste avant un méga orage de montagne, il doit y avoir un dieu pour les cyclistes. Nous sommes dans un gite sympa plein de montagnards, et kayakistes. Le lendemain, nous attaquons le col de Vrsic, prononcez « Veursitche ». En fait pour prononcer le Slovène, il suffit de rajouter des voyelles là où elles manquent. La pente est en moyenne à 8%, pas de problème on a l’habitude, mais le final est plutôt à 15%. Doum n’apprécie pas trop la fin.

    Contents d'être en haut
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    Les premières épingles sont pavées
    Le massif du Triglav
    Joli lac en bas de la descente à Kranjska Gora

    La descente dans le massif du Triglav est superbe, malgré les premières épingles pavées qui secouent un peu. Nous buvons un coup au bord du lac dans la station de Kranjska Gora. Je teste une très bonne boisson aux herbes, le Cokta, sorte de Coca local. Nous arrivons le soir dans un petit chalet sympa à Mojstrana. Le soir on déniche un petit restau local bien planqué où j’ai droit à une spécialité slovène, les ravioles à la carpe, je me régale !

    un petit coin bucolique dans le village de Mojstrana
    Notre petit chalet
    Champion du monde de taureau
    Le lendemain nous sommes toujours en descente, même avec une faible pente nous roulons bien. Nous observons la méthode slovène pour faire sécher le foin dans les régions montagneuses.
    Nous rejoignons ensuite la carte postale emblématique de la Slovénie : le village de Bled et sa petite chapelle au milieu du lac. Ce coin est très beau mais aussi très touristique, on se croirait au bord du lac d’Annecy, on ne s’attarde pas.
    Bled

    Prochain objectif, la capitale Lubjana, nous avançons bien car en moyenne nous continuons de descendre. Nous passons à Kranj une jolie ville avant Lubjana où nous pique-niquons au pied d’une église avec une belle vue sur la vallée.

    Le centre de Kranj

    La dernière partie avant la capitale n’a pas beaucoup d’intérêt, par contre nous apprécions le très bon réseau de pistes cyclable dès que nous approchons de l’agglomération. Cela nous permet de rentrer à Ljubljana sans problème, en cheminant à côté des voies rapides encombrées.

    A Ljubljana nous retrouvons Christian et Babette qui font aussi un tour en Slovénie, mais plutôt en mode camping et en restant dans l’ouest du pays. Nous avons prévu une journée de tourisme pour visiter cette ville qui est vraiment très belle. Il y fait bon vivre avec son centre entièrement piétonnier.

    Sur la place principale des 3 ponts
    La cathédrale St Nicolas. Déco un peu chargée
    L'oeuvre de Jakov Brdar
    Les évèques sur la porte de la cathédrale. Ils n'ont pas l'air commodes
    2 des 3 ponts sur la place centrale

    Dans la rue Ključavničarska (répétez le 3 fois de suite) L’artiste Jakob Brdar a fait une oeuvre curieuse. Partant d’une fontaine, environ 700 têtes de bronze avec des expressions différentes sont disséminées dans le caniveau central. Son inspiration viendrait de la mythologie grecque. On fait la visite du château qui domine la ville, puis la cathédrale et le musée. Au passage on se gave de fraises et de cerises au marché. Il fait bien chaud, on frise les 35 °C. On a droit également à une visite gratuite de la ville le soir par une étudiante. C’est organisé par l’office du tourisme, très sympa.

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    La troupe au complet
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    Le jour du départ

    Ljubljana mériterait que l’on y revienne une autre fois plus longtemps, mais nous devons repartir en direction de Velenje. Difficile d’éviter les grands axes dans ce coin, donc on trace. 92 km plus tard on arrive dans une ville modèle soviétique, c’est la seule de ce style que l’on traversera. Le maréchal Tito voulait faire de Velenje, une ville moderne exemplaire. Monuments à la gloire des travailleurs, centre culturel, et aussi curieusement, quelques édifices conçus par Le Corbusier. Notre hôtel est un bloc de béton, pas vraiment ce qu’on recherche, mais l’ambiance est marrante.

    Notre chouette hôtel
    C'est la lutte finale
    Le Corbusier est passé par là

    Prochaine étape Maribor, cette fois nous roulons sur des petites routes sympas. Nous remontons une vallée avec de belles maisons et de beaux jardins. Etonnant, quand la vallée devient étroite avec des gorges, on tombe sur des mini usines/ateliers de métallurgie qui doivent exploiter l’énergie hydraulique. Mais ça ne gâche pas le paysage verdoyant. Il fait chaud on atteint les 38°C.

    Peu avant la piste

    Après le pique-nique, la petite route sympa se transforme sans prévenir en piste de plus en plus raide, puis se transforme en single de type trial. Nous n’avons pas vraiment les vélos pour ça, et Doum n’apprécie pas vraiment. Nous continuons en poussant le vélo jusqu’à trouver une autre piste plus praticable, qui semble aller dans la bonne direction. On arrive à un col et on commence à descendre toujours sur la piste. On finit par tomber sur la bonne vallée et sur une route goudronnée, fin de l’épisode. Nous arrivons à Maribor très belle ville, dont l’architecture vient de son passé austro-hongrois.

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    Maribor

    La prochaine étape est la plus longue du parcours, 110 km, pour rejoindre la Croatie. Dans la matinée nous passons par Ptuj, (prononcez ptouille, non ce n’est pas une maladie) très belle ville aussi. 

    La ville de Ptuj

    Tout au long de notre parcours, nous croisons des maisons de toutes les couleurs. Il n’y a pas de restriction, c’est plutôt gai.

    Nous passons la frontière sans nous en rendre compte, en passant par une toute petite route qui franchit un col avec des passages à 17%. Pas de contrôle douanier. Quelques centaines de mètres après la frontière, le contraste est saisissant. Les routes sont en moins bon état mais surtout c’est sale. Des détritus sur les bas côté, des décharges sauvages, et les maisons sont plus délabrées. Il fait toujours chaud, 38°C dans la plaine. Lorsqu’on boit un coup dans le premier village croate, on trouve nos boissons un peu chères. En fait nous n’avions pas réalisé que la Croatie n’est pas en Europe ! Nous n’avons pas un Kuna en poche, mais les Euros sont bien acceptés. Nous arrivons à Kaprinske Toplice où nous avons un B&B chez l’habitant. Nous sommes gentiment accueillis par une famille croate, bien que la communication ne soit pas facile. La seule personnes parlant anglais est la jeune fille de la maison, d’une douzaine d’année, bien dégourdie. Elle fait la traduction à ses parents. Dans la petite chambre un peu kitch sous les toits, il fait encore bien chaud. J’essaye de faire baisser la température avec ma serviette mouillée. Le soir au resto, je prends une des spécialités croates le Ćevapčići, des rouleaux à la viande, très bon.
    Il fait trop chaud
    Les Ćevapčići
    Après un énorme petit déj, nous reprenons la direction de la Slovénie. Nous passons par un vrai poste de frontière où nous devons montrer nos passeports. Le terrain aujourd’hui est valloné, c’est sympa, nous avons pris notre rythme, ça avance bien. A mi-chemin, des panneaux indiquent une déviation d’une dizaine de km pour éviter un pont en travaux. Je me dit qu’à vélo, comme toujours, ça va passer. Doum n’est pas enthousiaste, mais nous tentons le coup. Nous zigzaguons entre les cabanes et les engins de chantier, j’y crois, ça va passer ! mais arrivés à la moitié du pont, les 50 derniers mètres sont un peu compliqués, même à pied. C’est la double peine, il faut revenir au niveau du panneau, puis se taper la déviation. Cette fois ça na pas marché (je te l’avais bien dit !).
    Non, ça ne passe pas
    Une oeuvre d'art au milieu de nulle part
    Avant Novo Mesto

    Nous dormons à Novo Mesto, encore une très jolie ville, mais nous n’avons pas pris de photo ! Cette fois, nous sommes dans une sorte d’auberge de jeunesse, mais c’est vide car tout le monde est en Croatie pour le week-end. Ensuite nous allons longer la frontière avec la Croatie, le long d’une petite rivière pour rejoindre un tout petit village Osilnica. Cette fois la fontière est barrée par un mur grillagé avec des barbelés. C’est récent, pour empêcher les migrants de rentrer en Europe …

    La rivière Kupa
    Le mur avec l'Europe

    Nous comprenons tardivement que La Croatie se dit Hrvatska en croate. Nous arrivons à Osilnica après une longue et très chaude journée de 100 km et 1400 m de dénivelée. Notre hôtel a été transformé en centre de vacances, il y a une bonne soixantaine d’ados. A partir de 9h la sono se met en route à fond, mais vraiment à fond. Je vais voir la dame de l’hôtel pour lui demander à quelle heure c’est censé s’arrêter. Elle n’a pas trop l’air de maîtriser la situation. Pour limiter le bruit nous déménageons nos matelas dans la pièce la plus loin de la sono. Nous atterrissons dans la pièce prévue pour le hammam et les massages. A minuit ça m’énerve, je vais retrouver la dame qui finit par me passer le patron au téléphone. Pas content, je lui dis qu’on ne va pas payer notre nuit. Hop, 5mn plus tard, c’est fini on va pouvoir dormir.

    Le lendemain on a droit à un méga petit déjeuner (en compensation ?). On en profite pour faire les sandwitches de midi et on part à la fraiche. Pour le déjeuner on trouve un porche d’église « climatisé ». Etape du soir à Trnje (prononcer Tornié) dans un B&B, le seul qu’on ait trouvé en Slovénie, dommage car c’est toujours sympa de discuter avec les gens du coin.

    Au frais
    Pourquoi mettre un "e" ??

    Nos hotes de Trnje sont très accueillants. J’en profite pour leur faire part de mon inquiétude pour le trajet du lendemain. Je crains que la frontière pour la Croatie ne soit fermée car j’ai prévu de passer par une toute petite piste. Vu les barbelés que l’on aperçoit depuis quelques jours le long de la frontière, je crains que seuls les gros postes de douane soient ouverts. Pour m’aider le monsieur appelle son fils qui travaille à la police et lance son réseau pour essayer d’obtenir la réponse. La question a du faire le tour du village. Au final, pas de certitude mais le plus probable est qu’elle soit fermée. Dommage notre prochain gite est en Croatie à Buzet. La route alternative ne passe pas très loin de la frontière visée, on décide d’aller voir sur place. Départ le matin avec les encouragements de nos amis Trnjiens (?!?). On arrive au niveau de la piste, je décide de partir devant car elle est en descente, pas besoin de remonter tous les deux. Au bout de quelques kms j’arrive devant une belle porte avec une chaine et un cadenas. Je vérifie quand même si le cadenas est bien fermé … J’envisage de passer les vélos par dessus mais avec les barbelés, ce n’est pas gagné, et ça ne plaira pas du tout à Doum. Donc demi tour, pour le plan B qui passe par une grosse route pleine de camions. Et le plus marrant est l’hôtel qu’on a trouvé à Kozina. Il y a un vrai casino attenant. Les gens viennent de tous les pays pour aller y dépenser leur économies. Par curiosité on y va. En fait c’est un peu triste, car tout est automatisé, même le black jack et la roulette, plus de « faites vos jeux, rien ne va plus », il n’y a pas d’ambiance.

    Un hôtel comme on les aime ...
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    Prochaine étape Piran, au bord de la méditerrannée où nous allons passer 2 jours pour profiter de la mer. Le style et le climat sont très différents de l’intérieur des terres, on est plutôt en Italie. Nous faisons les touristes pendant notre journée de repos : baignade, restau et visite du chateau tout en haut de la ville.

    Vue plongeante sur Piran
    La baignade est pour bientôt

    Après Piran, la dernière étape pour rejoindre notre voiture à Gorica. Nous suivons des pistes cyclables sympas le long de la côte, puis nous rejoignons Trieste. Cette grande ville est un peu compliquée à traverser à vélo. Les italiens dans cette ville roulent comme des fous. Dans un carrefour, j’entends crier Doum, une voiture fonce sur moi, je pile et je l’évite de justesse. Nous arrivons au centre piétonnier, vraiment très beau. Mais notre attention est attirée par 2 espèces d’immeubles flottants de plus de 10 étages. Ces bateaux de croisières sont énormes. Nous finissons par quitter Trieste pour repartir dans la campagne. J’ai choisi une sorte de raccourci, une route pavée qui monte pas mal, puis se termine en une rampe de 20% pendant plus d’un kilomètre. Logiquement, Doum finit en poussant le vélo, et m’informe que j’aurais pu choisir une autre route :-). Nous repassons une 2ème frontière pour revenir en Slovénie en suivant une piste cyclable sur une ancienne voie de chemin de fer. Nous finissons par arriver à Goriza notre point de départ. Fin du voyage. Ce tour nous a donné envie de revenir dans ce pays, plutôt du côté de la Soca et du massif du Triglav, au moins pour faire ce que tout Slovène est tenu de faire une fois dans vie : gravir le sommet du Triglav, point culminant de la Slovénie.

    Un géant dans le port de Trieste
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    Une piste cyclable sympa

    2 commentaires sur “Slovénie – juillet 2021”

    1. Retour de ping : Nevache - Doum & RV Randonnée à ski en Italie

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