Cévennes
30 mai 2022
Les Cévennes sont une des très belles régions pour se promener à vélo. Nous connaissons bien les environs de Lasalle pour y avoir passé de nombreuses vacances dans une maison de famille pleine de souvenirs. Dommage cette maison a du être vendue. Nous avons exploré à vélo, toute les petites routes alentour, aussi Doum et moi proposons de faire visiter ce coin à Anne, Gilles et Annie. Nous avons prévu une boucle qui part de Lasalle, remonte au sud de la Lozère en passant par la corniche des Cévennes et finit dans la belle vallée française avant de revenir à Lasalle.
- Durée du parcours : 4 j
- Distance : 228 km
- Dénivelé : 4 253 m
Nous partons de Lasalle où nous avons passé la nuit dans l’ancien relai de poste transformé en auberge. Nous commençons par une visite nostalgique de l’ancienne maison de famille à l’extrémité de Lassalle. Cette maison utilisée autrefois pour tisser le ver à soie avait une particularité. Sa cuisine d’été était de l’autre côté de la rue, heureusement très étroite. Donc pour servir et desservir les plats cuisinés, il fallait traverser la rue … Le jardin descendait en terrasses jusqu’à la rivière Salendrinque où on pouvait se baigner.
Nous attaquons vite les premiers lacets jusqu’au col à Saint Roman de Codière, et la redescente à Sumène, puis la remontée au col de la Triballe et le col de l’Asclier. On comprend vite qu’il n’y a pas de plat dans les Cévennes, ça monte ou ça descend. Nous ferons en moyenne plus de 1300 m de dénivelé par jour.
Le col de l’Asclier a une particularité que je n’ai vue sur aucun autre col. A l’endroit précis du col, il y a un pont qui passe au dessus. Ce pont a été construit en 1875 pour permettre le passage des troupeaux de moutons qui montaient en estive.
Après l’Asclier, nous redescendons dans une de mes vallées préférées des Cévennes, celle de Millérines. Une vallée sauvage, perdue, couverte de chataigners emblématiques des Cévennes. C’est bête, je n’ai pas de photo, aussi chacun pourra l’imaginer à sa façon 🙂
Peu avant d’arriver à destination, je crève. Une petite réparation, et nous arrivons à notre gite aux Plantiers.Nous buvons un coup en face chez Juju, puis le repas du soir servi par Annie, la propriétaire du gite avec qui nous sympathisons. Annie est très chaleureuse et accueillante, elle nous décrit la vie de village qui ne serait pas possible sans une forte solidarité de tout le monde. Dommage, elle doit revendre son gite car c’est trop de travail.

Le lendemain direction Saint Julien d’Arpaon, on saute par dessus 3 ou 4 vallées orientées globalement Est-Ouest. On rentre tout juste au Sud de de la Lozère. La végétation change légèrement, on passe par des zones de montagne ou les chataigners ont laissé la place aux sapins. Le gite est sur le chemin de Stevenson. On y croise de nombreux marcheurs. Nous sommes une quarantaine à prendre le repas dans la salle commune.
Le 4ème jour, petite étape pour revenir à Lasalle en passant par le col du Mercou, que nous avons fait des dizaines de fois. Avant de repartir nous piquons une petite tête dans la Salendrinque.