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Madagascar

    Madagascar

    5 septembre 2012

    J’ai vécu quatre ans à Madagascar entre 8 et 12 ans de 1968 à 1972. Mon père qui travaillait à l’IGN s’arrangeait pour que ses missions en brousse coincident avec nos grandes vacances. Nous avons donc eu la chance de parcourir une grande partie de cette ile grande comme une fois et demi la France. J’étais suffisamment âgé pour retenir les images de tous ces lieux. Bien plus tard, quand il m’arrivait d’en parler à mes filles, je sentais que cela éveillait leur curiosité. Je leur ai donc promis qu’un jour je les emmènerai sur ces lieux de mon enfance.
    J’ai tenu ma promesse, et un beau jour d’août 2012, donc 42 ans plus tard, nous sommes partis à deux familles faire un périple de 3 semaines à Madagascar.
    La troupe était constituée de Doum, Hervé, Elsa, Chloé et Véronique, Jean, Corentin, Florian.

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    Nous commençons par la visite de la capitale Antananarivo (Tana). Première impression, depuis les années 70, la ville s’est énormément étendue, normal en 40 ans. Nous attaquons par un quartier emblématique qui surplombe la ville, le chateau de la reine. La dernière à avoir régné entre 1883 et 1896 est Ranavalona III .

    Le chateau de la reine
    L'habitat malgache
    Plus modeste
    La vue de la-haut
    Le lac Anosy (prononcez anouche) et le stade Mahamasina (prononcez mahamache) au centre de la capitale

    J’en profite pour faire un premier pélerinage, car mon lycée est dans le même quartier. Il n’a pas changé, un imposant batiment baptisé autrefois le lycée Gallieni où j’ai fait ma 6ème et ma 5ème. Je me souviens que des vieux camions bachés, genre transport de troupes, nous amenaient aux lycée. Pour le retour, il suffisait de dégringoler tout un système d’escaliers, un peu comme ceux que l’on voit sur la photo en haut à droite, pour rejoindre le centre de l’IGN où nous habitions.

    Puis un deuxième pélerinage vers notre maison. C’est un peu plus compliqué, car je me souviens du nom de la rue, mais pas du numéro. En fait, je pense que je reconnaitrai le chemin depuis le centre ville. Donc je guide le chauffeur de notre minibus qui nous accompagnera pendant la première partie du voyage. Nous partons du marché central à Analakely, nous passons sous un tunnel, puis nous redescendons. A ce moment j’indique une direction différente de celle que voulait prendre le chauffeur pour rejoindre la « Route circulaire », mais je crois bien me souvenir du chemin. C’est curieux, ce que je vois diffère un peu de mon souvenir, car tout le quartier a pris une couleur uniforme, mélange de saleté et de latérite, la terre rouge que l’on trouve partout sur l’ïle, alors que dans mon souvenir les couleurs étaient plus vives. Ma mémoire était bonne, un peu plus bas en prenant à droite, nous tombons sur la devanture de l’ancien Institut Géographique National.

    Ca s'est un peu délabré en 40 ans
    C'était juste un arbuste avant ...

    Sentiment étrange de revenir sur ces lieux que j’ai quittés à l’âge de douze ans. C’était beaucoup plus pimpant, avec des parterres de fleurs. Et j’ai l’impression que la peinture n’a pas été refaite depuis. Le grand arbre n’était qu’un arbuste et le jardin était entretenu, on a l’impression que la nature a repris ses droits.

    Après la visite de la capitale, nous partons avec notre minibus et son chauffeur en direction de la côté Est. Il ne semble pas possible de louer un véhicule sans chauffeur à Madagascar, ça ne serait pas compris.
    Sur la côte Est, j’ai choisi deux sites parmi ceux qui m’ont le plus marqués. Le premier est Mahambo, un petit coin paradisiaque au bord de l’océan Indien. Enfin, j’espère que c’est toujours le cas !

    Paysage emblématique des haut plateaux
    et premières rizières
    Un petit restau sur la route à Brickaville
    Le jus de riz brulé

    A Tana, nous avions été dans des très bons restaurants. Sur la route, nous prenons notre repas de midi à Brickaville, dans une sorte de routier. Ils nous servent une boisson très appréciées des malgaches, le jus de cuisson du riz brulé. Ca a vraiment le goût de ce que c’est, curieux. D’ailleurs notre plat était bien du riz brulé.
    Une petite halte à Tamatave, le premier port de l’île, puis nous reprenons une mauvaise route pour arriver à Mahambo dans la soirée. Ce village était autrefois tout petit, il s’est énormément agrandi, mais le bord de mer est toujours paradisiaque et très peu touristique.

    La plage est toujours aussi belle, mais après l’avoir parcourue de long en large, une chose me turlupine, je ne reconnais pas la forme de la plage, et je ne retrouve pas notre maison qui donnait directement sur la plage. Je questionne les gens de l’hôtel, mais ils n’étaient pas là en 1970, en fait ils n’étaient pas nés … Ils demandent autour d’eux, la question fait vite le tour du village, le verdict tombe, il faut aller voir le vieux du village, il doit savoir. Nous partons donc avec une petite équipe, voir ce vieux sage. Je repose ma question en lui décrivant la maison : Dans un tout petit hameau, quasiment sur la plage, à côté du gîte d’étape. (Une bâtisse destinée à héberger les gens de passage). Je vois son visage s’éclairer, il me dit de le suivre. La petite équipe, qui s’agrandit régulièrement, se met en route et nous arrivons à une ruine qui est tout ce qui reste du gîte d’étape. La taille et l’orientation du gite collent avec mes souvenirs, mais une chose ne va toujours pas. Il est presqu’au bord de la mer, alors qu’il devrait être beaucoup plus à l’intérieur des terres. J’en informe le vieux qui me confirme, pas de doute, c’est bien le gîte d’étape. Il me dit alors de le suivre pour aller jusqu’à la maison que je recherche. Nous voila carrément sur la plage, il me montre une petite zone bleue en mer à plus de 50 mètres du rivage. « Votre maison était là ». Devant mon air un peu ahuri, il m’explique. Les nombreux cyclones font reculer la côte régulièrement et en particulier celui de 2008, a dévasté une partie du village.
    Mince alors, je ne reverrai pas ma maison, mais je peux partir tranquille, je sais où elle est.

    La ruine du gite d'étape
    Notre maison, au niveau du parasol de gauche

    Après Mahambo, nous rejoignons Soanierana Ivongo pour prendre le bateau en direction de l’ïle Sainte Marie. Cette île est beaucoup moins touristique et connue que celle de Nosy be, à l’ouest de Madagascar. Mais elle est tout aussi belle. Peut-être est-ce dû au climat de la côte Est, tropical. Il pleut très souvent, mais pas longtemps. C’est pourquoi la végétation est luxuriante de ce côté. Côté Ouest, il peut se passer 8 mois sans pluie.

    Le chargement de nos bagages dans le bateau !
    La passe de "La mort qui tue souvent"
    En attendant le bateau dans le port
    Le port de Soanierana Invongo
    Apparemment, il faut être prêt à toute éventualité

    Nous rejoignons notre hotel tout simple, mais bien tranquille et carrément sur la plage. Le lendemain, en bon touriste, nous allons sacrifier à une des attractions principales de l’île Sainte Marie, en allant voir les baleines au large. En effet on est sur leur route de migration. Bon, on ne boude pas le spectacle, c’est quand même unique. On apprendra plus tard que les bateaux ne devraient pas s’approcher autant des baleines, pour ne pas les perturber.

    Notre hôtel à Sainte Marie. L'eau était vraiment froide
    De la terrasse de l''hôtel

    Nous faisons ensuite une visite de l’île en vélo. Comme tout ce qui roule ici, nos vélos de location ont déjà bien vécu. Nous crevons deux fois et un dérailleur rend l’âme assez rapidement. Mais cela nous permet de bien nous imprégner de la philosophie locale : Ce n’est pas bien grave, on ne laisse personne en panne au bord de la route, et on peut tout réparer. Avec mon ami Jean, nous essayons de bricoler le dérailleur, pour qu’on ait au moins une vitesse. Mais sans outil, ce n’est pas gagné. Quand par miracle le loueur apparait avec ce qu’il faut. En fait, des passants l’ont prévenu que nous étions en panne.
    En chemin nous nous arrêtons dans un petit restau dont la terrasse est quasiment au dessus de la mer. Une fois la commande prise, le chef attaque l’ascension d’un cocotier, il va cueillir, l’apéro et l’ingrédient principal de la sauce pour le plat de poisson. Ce plat est un vrai régal, très fin et avec un mélange de saveurs incroyables.

    Notre restaurant
    Le patron fait les courses
    La commande
    L'apéro

    Le lendemain, excursion à l’île aux nattes. Un taxi pour rejoindre l’extrême sud de l’ïle Sainte Marie, puis une traversée en pirogue à moteur. Il n’y a pas de route, la visite se fait pied, superbe île du bout du monde.

    Ici s’achève notre visite de la partie Est de Madagascar. Nous rentrons avec notre minibus à Antananarivo. En route, je me rend compte des gros changements par rapport à quarante ans en arrière. D’abord la population a énormément augmenté. J’avais le souvenir de zones inhabitées immenses entre deux villages. Maintenant il y a des maisons quasiment sans discontinuer sur cette route de l’Est. Le plus frappant est la déforestation qui en découle. Il y avait le long de cette route, une végétation luxuriante d’une grande densité. Maintenant, les collines sont incroyablement clairsemées. Les villageois doivent aller chercher du bois toujours plus loin, pour faire cuire leurs repas et se chauffer. Il peut faire froid sur les hauts plateaux. Mais ce n’est pas sans poser les problèmes classiques, mais sérieux de la déforestation : Tenue des sols, épuisement des ressources, etc.

    En pleine brousse, il y a toujours du monde
    La déforesttaion
    Le ravenala, l'arbre emblématique de Madagascar.

    Le ravenala est aussi appelé l’arbre du voyageur, car les cavités à la base des feuilles recueillent de l’eau de pluie. En fait cette légende prétendant que les voyageurs pouvaient s’y désaltérer est fausse. D’abord les ravenalas poussent dans les régions humides à proximité des cours d’eau. Ensuite dans les cavités effectivement pleines d’eau, macèrent des feuilles et des insectes morts. On n’a jamais vu personne se désaltérer avec des ravenalas.

    Deuxième partie du voyage, le Nord de l’île à partir de Diego Suarez. Comme nous n’avons que trois semaines de vacances, nous prenons un petit avion pour rejoindre la grande ville du nord. En voiture nous en aurions eu plusieurs jours juste pour l’aller.
    Diego Suarez doit son nom à deux navigateurs portugais qui découvrirent Madagascar vers 1500. La baie est aussi connue pour avoir été une colonie de pirates français, nommée Libertalia. Cette république pirate abolitionniste, égalitaire et pacifique aurait été fondée au XVIIIe siècle.
    Nous commençons par une petite visite des plages de la baie et des environs.

    Notre premier
    Qui va lacher le premier ?
    baobab
    Un peu d'exercice
    Pas farouche ce lémurien

    Puis nous partons en excursion sur la mer d’émeraude. Il s’agit d’un lagon à l’entrée de la baie de Diego Suarez, les eaux sont plutôt turquoises, grâce à la faible profondeur de l’eau. Nous allons pique-niquer sur un petit ilot accessible en bateau de pêcheur. L’ilot est un petit paradis, la couleur de l’eau est vraiment très belle. Sitôt arrivés, les marins qui nous ont amenés, repartent pour pêcher notre repas. Incroyable, le temps de faire trempette et de se dorer la pilule, la dame qui accompagnait les pêcheurs nous a préparé un superbe repas de poisson à la fraicheur inégalable. Sa cuisine est réduite au minimum, un feu de bois, quelques marmites. Mais c’est succulent !
    Au retour, nous prenons le vent de face, la mer est un peu formée, nous sommes trempés, il ne fait pas trop chaud. Nous nous en remettons aux marins, ils doivent connaître leur affaire.

    La suite restera inoubliable pour chacun d’entre nous. Nous avons passé trois jours à Nosy Hara, une île paradisiaque sur la côte nord ouest. Cette ile est « Fady », elle fait l’objet d’interdits dictés par des pouvoirs surnaturels souvent liés au culte des ancêtres. C’est un français, Mathieu qui gère l’île, il est implanté depuis pas mal d’année dans la région, il a complètement intégré la culture malgache. Il nous informera plusieurs fois des règles qu’il faut respecter si on veut aller sur l’île : ne pas montrer quelque chose du doigt, ne pas uriner dans la nature mais dans la mer ou dans les toilettes, ne pas ramasser de coquillage. Il ne rigole pas avec ça, si on ne respecte pas ces règles il nous débarque. Bon on respectera. L’ïle est petite on en fera le tour à la nage en moins de 2 heures, elle est inhabitée, hormis la douzaine de touristes que nous sommes. L’avantage de son côté fady, c’est que depuis la nuit des temps, personne n’a vécu ni pêché dans les environs. L’île est donc vraiment préservée, c’est une splendeur, et les fonds sous-marins sont incroyables, avec une foison de coraux et de poissons dès les premiers centimètres de profondeur. Nous logeons dans des espèces de chambres installées dans des anfractuosités rocheuses. Nous avons l’impression de jouer les robinsons.
    Autre intérêt, les falaises calcaires sont équipées pour l’escalade. C’est d’ailleurs par ce biais que nous avons eu vent de ce petit paradis. Les sculptures du rocher lui donnent une adhérence exceptionnelle, par contre attention à la chute, il faut vivement s’éloigner de la paroi, sinon on a vite fait de s’ouvrir la peau.
    Nous passons trois jours hors du temps.

    Notre camion pour aller jusqu'au bateau, il a du faire la guerre
    Il faudra qu'il tienne encore pendant les 2h de piste
    Puis 1h30 de traversée
    On débarque
    La vue de notre camp, en arrivant
    Le camp de base
    Une chambre
    Une hutte des enfants
    Avec la salle à manger au fond
    La douche
    Des énormes bernard l'hermite viennent nous aider à finir le repas
    Un beau gecko

    Le soir, nous prenons l’habitude d’aller admirer le coucher de soleil sur le sommet de l’île. Nous sommes survolés par des paille-en-queue, la vue est fabuleuse, on a l’impression d’être au bout du monde. On se serait pas surpris de voir accoster les pirates de Libertalia.

    Nous faisons une petite excursion sur un tout petit ilot à proximité. Le but est de voir la faune sous-marine incroyable. Les poissons ne sont pas effrayés par les plongeurs, nous nageons au milieu d’une foison de couleurs, avec simplement palme, masque et tuba. Dommage nous n’avons pas de boite étanche pour appareil photo.
    Profitant de la courte traversée, les pêcheurs ramassent une belle prise.

    Il y a plusieurs falaises équipées sur cette petite île, avec différent types de niveau. L’escalade est vraiment très belle et très adhérente. Toute la troupe y passe. Deux de nos quatre voisins embarqués en même temps que nous, se régalent toute la journée dans des voies plutôt dures dans le 7, de notre côté nous ne dépasserons pas le 6a

    Une sculpture de Mathieu, elle doit certainement avoir une signification
    Mais il faut trop vite repartir

    Prochaine étape, encore dans un site exceptionnel, les Tsingy de l’Ankarana. Ce sont des roches carbonées dont la dissolution par écoulement a donné ces formes si particulières. Il en existe également en Chine, mais c’est le nom malgache qui a été retenu pour décrire ces formations. Tsingy veut dire aiguille en malgache.
    Dommage, nous ne pouvons pas pénétrer dans le massif qui est protégé, ce qui est bien finalement. Il existe un autre massif beaucoup plus au sud, les Tsingy de Bemaraha, où un circuit est aménagé, la balade doit être exceptionnelle. Mais Madagascar est trop grande, nous ne pouvons pas aller partout.

    Notre dernière étape, est la visite de l’ïle de Nosy Komba, juste à côté de Nosy be. Nous ne ferons qu’un passage rapide à Nosy be, car cette île a été un peu dénaturée par le tourisme. Je me souviens de la plage d’Andilana avec sa cocoteraie qui était une merveille. Maintenant elle est envahie de complexes hoteliers, je préfère ne pas voir ça. Nosy Komba est restée sauvage, il n’y a pas de route, pas de voiture, encore un coin hors du temps.
    Nous passons une nuit à Ankify d’où nous embarquerons pour Nosy Komba. Une petite inquiétude, le chauffeur de notre minibus nous a déposé la veille avant de repartir. L’hôtel est simple mais superbe, planté dans la forêt, il surplombe la mer. Mais nous ne voyons aucun embarcadère à proximité, par quel miracle allons-nous arriver à Nosy Komba, que nous voyons en face ?
    Le matin nous prenons notre petit déjeuner sur la terrasse avec une vue imprenable. Juste quand nous avons fini, nous voyons une petite embarcation avec un moteur puissant au loin dans la mer. Elle se rapproche, se pourrait-il que ce soit pour nous ? Elle finit par s’amarrer à un tout petit ponton que nous n’avions pas vu, tout en bas de l’hôtel. C’est bien pour nous !

    Notre hôtel à Ankify
    Ca file !
    Le petit ponton caché
    A l'approche de Nosy Komba

    La maison est vraiment sympa, tout est ouvert, soit vers l’extérieur, soit vers un petit jardin intérieur. L’île est très belle et sauvage, la population locale est pauvre mais les gens que nous croisons ont l’air plutôt joyeux et semblent vivre correctement. Il y a un petit restaurant à côté, comme toujours très simple mais excellent. Maintenant nous connaissons la technique pour les restaurants. Un peu avant d’avoir faim, nous allons au restaurant pour passer commande, sans nous installer, puis nous revenons 1 bonne heure après, le temps que le cuisinier ait fait les courses, voire pêché ses poissons, cueilli ses légumes et préparé le repas.

    Le petit jardin intérieur
    Notre maison à Nosy Komba
    Les plages d'Amtrema
    à Nosy Komba

    En tant que bon Grenoblois nous ne pouvons pas nous empêcher de monter au sommet de l’île qui culmine à 600 m. Nous en profitons pour rechercher les tombes des militaires et légionnaires français. En effet à la fin du 19è siècle, la colonisation ne s’est pas faites sans quelques combats. Un sanatorium a été construit à Nosy Komba pour soigner les blessés et ceux qui étaient atteints par le paludisme. Etrange de voir ces tombes au milieu de nulle part. Il fait un peu chaud au début de la balade, mais la-haut il y a du vent, et la vue est superbe.

    Les tombes des militaires français
    La vue d'en haut
    Un petit ananas sauvage

    Pour finir, un petit florilège des voitures que nous avons croisées au cours de notre périple. Les 4L et les vieilles Peugeot y tiennent une bonne place. On appréciera la capacité de chargement insoupçonnée de certains modèles.

    Dans un autre genre, la faune que nous avons observée. Il y a une énorme variété de caméléons, les plus petits de quelques cm, ceux qui se déguisent en branche, difficiles à distinguer au 1er coup d’oeil. Des araignées énormes. Plein de lémuriens.

    Tout au long de notre voyage, les malgaches que nous avons croisés dans les villages de brousses étaient amicaux et accueillants, ils semblaient vivre très simplement sans bien matériel, mais mangeant à leur faim. Nous avons été essentiellement à l’est et dans le nord, qui sont des régions bien arrosées, tout y pousse. Ce n’est pas le cas dans l’ouest et le sud, et la pauvreté y est plus sévère.
    Nous apprendrons plus tard que des sécheresses répétées provoquent des famines dans tout le pays, c’est bien triste pour ce superbe pays.

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