Les vallées de l’Aveyron et du Tarn
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La pause a été bénéfique, je n’ai plus trop de douleur au pédalage. Mais il me manque toujours quelques degrés de flexion pour que ce soit fluide. Les deux prochaines journées ne sont pas trop longues car elles doivent coller avec une étape à Rodez, pour une visite du musée Soulages.
Nous avons quitté les hauts plateaux, nous sommes maintenant en Aveyron, c’est très vallonné, nous sommes redescendus autour des 700 mètres, mais la température reste bien fraîche.
La journée de notre arrivée à Rodez se fait intégralement dans une brume épaisse qui finit par nous refroidir un peu. On se croirait parfois en Ecosse, pour l’ambiance. Nous sommes dans un mode inversé, où nous redoutons les descentes, et espérons les côtes pour nous réchauffer un peu. Mais nous ne nous plaignons pas, les montées ne manquent pas.
Avant d’arriver à Rodez, nous passons à Sainte Radegonde (j’aime bien le nom) et son église fortifiée.
A Rodez, nous avons juste le temps, entre deux bourrasques, d’aller visiter le musée Soulages, l’enfant du pays. Nous visionnons des vidéos marrantes de Soulages, lors de la conception des vitraux de l’abbaye de Conques. Il s’interroge pendant des heures pour savoir s’il doit abaisser de 3 millimètres ou non les joints entre deux éléments de vitrail, c’est précis. Il est également l’inventeur de l’outre noir, le reflet de la lumière au delà du noir.
Après Rodez, nous trouvons enfin un warmshower disponible sur notre route. Et bingo ! Nous sommes très gentiment accueillis par Susanne et Jean-claude, des personnes lumineuses avec un parcours de vie pas banal. Un parisien et une munichoise, qui ont fait un retour à la terre précoce. Après bien des difficultés, ils réussissent leur pari de bien vivre comme ils le souhaitaient. Ils occupent maintenant leur retraite à voyager à vélo. Nous passons de très bons moments avec eux, j’espère que nous nous reverrons un jour.
Prochaine étape, Montauban, nous passons dans le Tarn, et on redescend en altitude. Enfin il fait bon ! Nous finissons jambes et bras nus, et nous pouvons pique-niquer en prenant notre temps. Le paysage et le style des maisons changent, elles sont maintenant en briques rouges comme à Toulouse, qui n’est pas loin.
Le centre de Montauban est très beau. Nous y faisons une pause, toujours pour préserver ce genou, qui a un peu râlé le dernier jour. L’étape était longue, presque 80 km. La prochaine fois nous essayerons de pousser jusqu’à cinq jours sans pause, un truc de fou ! Nous en profitons pour visiter le musée Ingres, natif de Montauban.

Superbe et quel courage après si peu de temps depuis l’opération du genou, sans parler des conditions météo…
Bravo, chapeau bas !!!!
Dingu(r)e cette histoire de violon ! J’ignorais d’où venait cette expression ! Merci pour la minute culturelle !
Top! !!! Et bravo, vues les conditions. Je suis sûre que dans peu de temps ton genou ne va plus se rappeler à toi…
Roulez bien et tâchez de tracer un itinéraire qui évite au mieux la flotte…..
Cela fait plaisir de vous lire car vous voilà pile sur l’itinéraire de nos souvenirs de diagonale Strasbourg Hendayes à vélo !
Courageux que vous êtes avec cette météo un peu rude.
Nous vous envoyons de tout coeur chaleur amicale depuis le Maroc actuellement ;-)) Bises à vous deux
Bravo les courageux ! Quelque soit la météo ( qualifiée de « pourrie » pour nous), qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il gèle ..rien ne vous arrête !😲💪. Mais les paysages restent splendides et les trésors culturels que vous nous partagez, c’est top !