Oslo – C’est parti
1 juin 2023
Enfin le départ ! Nous sommes plus chargés cette fois que l’année dernière car nous partons plus longtemps, 2 mois, et dans des régions plus fraiches. Donc j’ai dû me résoudre à augmenter sensiblement le nombre de vêtements. Avec des questions existentielles sur le type de chaussure à amener, ou pas. Par contre, nous sommes toujours étonnés par ce que l’on arrive à rentrer dans nos petites sacoches. Les miennes, 2 arrières, 1 rack pack et 1 de guidon pèsent 20kg, celles de Doum 12kg. Mon vélo avec accessoires et gourde pleine, pèse 16 kg, celui de Doum un poil moins car le cadre est plus petit. Donc avec le bonhomme dessus, mon équipage dépasse largement les 110 kg !

Nous commençons par la plaine de l’Isère, que nous connaissons bien, jusqu’à Chambéry. Puis le col de l’Épine qui nous amène à Novalaise au dessus du lac d’Aiguebelette. Pour ce premier col, nous sommes accompagnés par Manu, le frère de Doum, et Chris sa compagne, avec leur monture de l’espace, un tandem avec une place couchée devant et le pilote derrière, sur sa selle. Premier gag, mon itinéraire prévoit un petit raccourci au pied du col. Évidemment ça se termine avec une côte à 15%. J’explique qu’ainsi le reste nous paraîtra facile, mais mon argument n’est pas retenu. Il faut dire qu’il fait bien chaud, c’est la première fois de l’année, et nous ne sommes pas encore habitués.

Les deux premiers soirs, nous faisons de belles rencontres avec nos hôtes. La première, Muriel est impressionnante, ancienne sportive de haut niveau en judo puis en escalade, elle retape sa maison, au départ une ruine, depuis 15 ans, seule. La deuxième, Eve a eu une vie peu commune, a élevé ses 7 enfants en grande partie seule. Elle a peu de ressource mais fait preuve d’une grande générosité. Nous passons de belles soirées.
Le deuxième jour, nous prenons deux fois la pluie en fin de journée. Ça nous permet de tester notre équipement de pluie prévu pour les pays du nord. Pas encore convaincu par le surpantalon car si on n’est pas mouillé par la pluie, on l’est par la transpiration. Peut-être est-ce plus efficace s’il fait froid.
Le troisième jour, nous partons d’Hotonnes en direction de Genod. La météo est bonne, la température agréable. Pour éviter les grands axes, ma trace fait une jonction en passant par une petite piste. Au début bucolique, puis après, un peu délicate en descente avec des cailloux glissants à cause des pluies de la veille. Doum n’est pas très à l’aise avec ce type de revêtement, mais comme toujours ça passe. Pour illustrer ça on essaye quelques vidéos :

Pour arriver à notre troisième gîte, chez Julien nous passons par des toutes petites routes qui font les montagnes russes. Pour épargner le genou de Doum qui lui donne quelques soucis quand c’est très raide, je prends ses sacoches que je mets à l’avant. En allant tout doucement ça va.
Nous arrivons ensuite chez Julien, qui essaye de mettre en pratique toutes les techniques pour vivre en autonomie. Il s’est déconnecté du réseau d’eau, il prévoit de faire la même chose avec le réseau électrique. Sa maison, une ferme qu’il a retapée en 4 ans est rustique et agréable. Il y règne une sérénité à l’image de son propriétaire. Encore une belle soirée d’échange.
Lors de la quatrième journée, nous parcourons le dernier étage du Jura avant de redescendre dans la plaine, au niveau de Lons le saunier, patrie de la vache qui rit.



Le soir nous arrivons dans notre troisième Warmshower. Nous avons de la chance car il y en a très peu dans cette région, mais ça marche à tous les coups, pour l’instant. Nous faisons encore une belle rencontre avec Nadine et Pierre plus Nala, une jeune femme lumineuse qu’ils ont rencontrée lors de leur périple de 8 mois en Espagne et au Portugal. Nous sommes reçus comme si nous étions leurs amis. Très bon repas franc-comtois et encore une belle soirée d’échanges. Le lendemain nous ne partons qu’à 10h, nous aurions pu continuer de discuter toute la journée. Cela confirme qu’un des aspects les plus sympa des voyages à vélo, sont les rencontres que l’on peut faire le soir.


Le cinquième jour, changement de paysage et de relief, nous pédalons aux confins de la Bresse, du Jura et de la Haute Saône. Nous visitons Dole, une jolie petite ville au bord du Doubs.


J’ai laissé un message au mauvais endroit….
J’aime beaucoup les photos.
Vous êtes trop forts !
RV = chevalier servant qui ménage les genoux de sa dulcinée, c’est top 🙂
Finalement j’ai téléchargé les vidéos çà a été assez long et je n’ai que du son sur un fond noir. C’est bien pour l’audio description…
Hello, Grace à vous, nous voyageons. Bisous de ceux qui espèrent partir prochainement
Ah c’est bon signe alors pour Christian. Quels sont vos projets ?