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Samarcand et Boukhara

    Samarcand et Boukhara

    3 juillet 2025

    Le simple nom de cette ville « Samarcand » nous fait rêver depuis quelques années. Il évoque des contrées lointaines et mystérieuses. Nous y voilà enfin, après une courte nuit dans l’avion. Par chance, nous retrouvons tous nos paquets en bon état. Il ne reste plus qu’à remonter nos vélo dans l’aéroport au petit matin, avec Jürgen que nous avons retrouvé lors de notre escale. Comme prévu, il fait vite bien chaud, et la météo prévoit encore plus de chaleur les jours prochains.

    Transport
    et remontage des vélos
    avec Jürgen

    Première visite des monuments de Samarcand, c’est incroyablement beau et surtout plus grandiose que j’imaginais. La taille des places et les hauteurs des portes des madrassas sont impressionnantes. Par contre, la ville proprement dite est quelconque, pas de vieux quartier typique. La cité est créée en 1000 avant notre ère. Vers le VIIe siècle, Samarcand est la ville principale de la Sogdiane, un des plus importants centres du commerce mondial, idéalement située à la croisée des routes entre la Chine, l’Inde, la Perse et l’empire Byzantin. Nous apprenons aussi qu’au XIVe siècle, l’émir Temur de Samarkand régnait sur un empire énorme qui comprenait l’Égypte, la Perse, la Turquie et s’étendait jusqu’à Moscou et Delhi en Inde. Il avait donc de quoi financer des édifices somptueux. Vers 1930 ces monuments étaient en ruine, leur restauration à démarré à ce moment là. Nous avons pris beaucoup de photos, le tri est difficile.

    Le Registan,
    Un ensemble de 3 madrassas

    Pour les langues, c’est un peu compliqué. La langue officielle est l’ouzbek, une langue turcique proche du Ouyghour. Jusqu’en 1926, elle s’écrivait en Nastaʿlīq, l’alphabet persan, puis en alphabet latin, puis cyrillique, puis re-latin avec l’indépendance. Le russe est de fait la deuxième langue officielle. La langue sert de marqueur social, les pauvres parlent ouzbek, l’intelligentsia le russe. Pour simplifier les choses, à Samarkand et Boukhara, la langue majoritaire est le persan ! A notre niveau ça donne des discussions amusantes où je commence en russe, on nous répond en anglais (peut-être mon accent 😊) et Doum finit en turc, car c’est ce qui lui vient pour dire merci par exemple. Et on se comprend !

    Ca y est Christian nous a rejoint, c’est avec lui que je continuerai la route de la soie au Tadjikistan. Il sillonne l’Ouzbékistan depuis une dizaine de jours. Il a eu un peu chaud par moment. Nous nous faisons un bon restau à quatre, avec Jürgen, avec vue sur une des belles mosquées de Samarkand. En rentrant nous avons la chance d’assister à un son et lumière sur les façades du Registan, c’est superbe, on se croirait dans les milles et une nuits.

    Resto avec vue sympa
    Devant le son et lumière

    En un coup d’Afrosiyob, le TGV local, ou plutôt le TMV (moyenne vitesse) nous voilà à Boukhara. Les monuments sont moins grandioses qu’à Samarcand, mais ils sont intégrés au centre piétonnier de la ville. L’ensemble est plus agréable et tout aussi beau, on ne s’en lasse pas malgré la chaleur écrasante en milieu de journée.

    Et un petit tour à la citadelle de Boukhara avant de rentrer à Samarcand. Nous avions parfois l’impression d’être dans « Game of Throne ».

    Dans les rues de Samarcand
    On est deux maintenant à peaufiner l’itinéraire

    Avec la Géorgie, nous avons fait huit jours de tourisme, un record. Nous avons vraiment aimé ces deux villes ouzbèkes très différentes de ce que nous connaissons. Demain nous repartons avec nos vélos, à trois avec Christian pour rejoindre Doushanbé. Avant de passer la frontière, nous comptons nos sous. La conversion Soum ouzbek / euro n’est pas toujours simple, il y a trop de zéros. 100 000 soums valent un peu moins de 7 euros. Deux nuits à l’hôtel nous ont coûté un million de soums, pourtant ça n’était pas très cher. A cause de la chaleur nous allons adapter nos horaires. Partir très tôt le matin et végéter à l’ombre en milieu de journée, avant de reprendre en fin d’après-midi.

    Comment allons-nous supporter la chaleur, pendant les cinq jours d’ascension de ce premier col à 2700 m ? Nous aussi avons hâte de lire le prochain article 😄

    5 commentaires sur “Samarcand et Boukhara”

    1. Même Doum a le nez en l’air maintenant (et le châle sur les épaules) : il faut dire que c’est vraiment grandiose !
      Bon courage pour l’ascension en plein cagnard 😉

    2. Effectivement, on rêve de Samarcande quand on voyage à travers vis photos et votre récit ! Trop bien !!
      Bon, Hervé, tu as pris des airs de papa Noël mais Christian n’a pas changé ni de look ni de sourire ! Quant à Doum, tjrs aussi radieuse ! As tu craqué pour ces quelques tissus si coloré qui t’ont tapé dans l’oeil et l’objectif ?? Gros bisous à tous et belle continuation tous ensemble ;-))

    3. Wahou, j’ai bien fait de venir visiter ton site RV, les photos sont magnifiques, ça donne vraiment envie !!! Profitez bien de ce voyage encore plus exotique et bon courage avec la chaleur !!!

    4. Wahou, j’ai bien fait de venir visiter ton site RV, les photos sont magnifiques, ça donne vraiment envie !!! Profitez bien de ce voyage encore plus exotique et bon courage avec la chaleur !!!

    5. Ca y est, le nouveau blog est arrivé, toujours aussi captivant et palpitant avec sa palette de découvertes, ses rencontres pittoresques à déguster à sa convenance….et retour sur images pour découvrir d’éventuelles aspérités de voyage à démasquer.
      Des bises.
      Les parents.

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