Le Cotentin
13 mai 2026
Le départ de Grenoble se fait sous la pluie, peut-être pour nous mettre dans l’ambiance de la Bretagne du mois de mai ?
Heureusement Manu, mon beau-frérot, nous a gentiment proposé de nous amener à la gare dans son camion. C’était une bonne idée car notre TER pour Lyon a été annulé 10 mn avant le départ, le suivant nous faisait rater la correspondance pour le TGV de Paris. La solution était que super Manu nous amène jusqu’à Lyon dans son camion. Vive la SNCF ! Au passage, pas de remboursement possible, il fallait prendre le suivant. Et personne n’est concerné par le problème des correspondances. TGV et TER sont maintenant gérés par des entreprises distinctes, qui ne se synchronisent donc pas, pour le plus grand bénéfice des usagers …
Bon j’arrête de râler car en fait on est super contents de reprendre nos montures, même si c’est dans une région moins exotique que la dernière fois.


Après une halte familiale sympa chez soeurette à Paris, nous arrivons finalement à Bayeux où nous démarrons doucement notre balade par la visite du centre, très sympa. Dommage, le musée de la tapisserie est fermé.

Puis nous arrivons très vite sur nos premiers bunkers de la 2ème guerre mondiale. Premier gîte à Longues sur mer.






Notre première vrai journée commence ce matin. On se fait cueillir à froid par une côte à 20% de bon matin, ça réchauffe. Il n’y a pas beaucoup de dénivelé mais ça commence fort. Nous cheminons ensuite sur des petites routes qui surplombent la mer, c’est très beau.
Nous ne l’avons pas fait exprès mais nous parcourons les principales plages du débarquement un 8 mai. Nous croisons un paquet de personnes déguisées en GIs conduisant des Jeeps, ils convergent vers un grand champs, où un camp de l’armée américaine est reconstitué. C’est assez amusant. Mais on apprendra le soir que ce tourisme historique est devenu récemment un vrai business.
Nous visitons le musée et le cimetière américain d’Omaha beach. C’est plus émouvant et intéressant que le folklore commercial. Je trouve que ça résonne avec l’actualité du moment avec une inversion entre les États-Unis et l’Allemagne pour ce qui est de la démocratie et du fascisme.
Le soir nous sommes accueillis à Carentan par Anne et Yves en mode warmshower. Un couple de marins et cyclistes, écolos de la première heure, ils naviguent sur un vieux bateau de pêche local qu’ils retapent. Nous passons une excellente soirée, à discuter de vieux gréements, d’histoire de mer, et de vélo bien sûr !

Nous repartons difficilement le matin car nous avions encore plein d’histoires à nous raconter.
Aujourd’hui, étape un peu longue de 90 km, car vu la météo du lendemain, nous choisissons de rejoindre Cherbourg en une étape au lieu de deux. Cela nous permettra de nous mettre à l’abri chez Élisabeth, une amie de longue date.
Nous filons le long des grandes plages jusqu’à Saint Vaast la Hougue, qui se prononce Saint Va comme tout le monde le sait.
Puis nous bifurquons vers Cherbourg en coupant à travers les nombreuses collines.

Nous sommes très gentiment accueillis chez Élisabeth, qui nous organise une visite de Cherbourg et ses environs aux petits oignons. D’abord une petite balade sur le sentier des douaniers, puis comme le vent s’est levé, nous nous réfugions vers le musée de la mer et la découverte du sous-marin Le redoutable. C’est un bâtiment imposant de l’extérieur, un peu confiné à l’intérieur. C’est aussi un entrelac impressionnant de tuyauterie en tout genre.



Nous quittons Élisabeth et Cherbourg sous un beau soleil, mais une température un peu fraîche. Très rapidement nous avons droit à de superbes paysages côtiers. C’est beaucoup plus sauvage et vallonné que le côté Est et ses interminables plages.

Nous passons notre temps à descendre au niveau de la mer puis remonter sur les collines avec des pourcentages de pente bien au-delà de 10%. A la fin de la journée nous totalisons plus de 1000 mètres de dénivelé. Pour éviter les routes principales, nous prenons des petites routes sympas, mais qui se transforment souvent en pistes. Nous avons droit à tous les styles : piste roulante, pierreuse, en sous-bois humide, singles ravagés par la pluie et pour finir une portion en sable mou. Doum tient bien le choc et arrive au bout de toutes ces difficultés. Mais le final à pousser le vélo dans le sable mou était un peu rude 🤭
Ce soir nous avons trouvé une petite cabane dans un camping municipal. L’espace est réduit, je l’évalue à 4 m2, mais on s’y trouve mieux que nos voisins sous la tente et sous la pluie au moment du repas. Nous avons réussi à y ranger nos sacoches et faire notre tambouille à l’intérieur.


Nous continuons nos montagne russes une partie de la journée. Le Cotentin est toujours aussi beau, mais il fait un peu frisquet pour la saison. On ne peut pas se couvrir plus car on finit par transpirer dans les montées, mais après le vent froid nous gèle, il suffirait de quelques degrés supplémentaires et ça serait parfait. C’est marrant, nous avons droit à deux types de remarques depuis notre départ : Vous n’avez pas de moteur ! Mais comment faites vous ? Une dame à répondu une fois à notre place, « Ben ils pédalent comme avant ». L’autre remarque : mais quel chic ces couleurs ! Ça mérite explication, il se trouve que nous avons une unité de couleur assez rare apparemment. Sacoches, vestes, casques sont verts pour Doum, orange rouge pour moi. Cela ne doit rien au hasard pour Doum. Quant à moi, je n’y suis pas pour grand-chose.


Ce matin nous quittons Créances plage, et on vous assure que nous avons tout payé (facile mais trop tentant). La météo annonce du vent, de la pluie et une température de 10° avec 5° ressenti. Nous confirmons le ressenti, aussi nous partons avec les doudounes, les pantalons et les gants pour Doum. Nous ne tardons pas à prendre quelques grains, heureusement ça ne dure pas trop. Le vent par contre est constant, au début de côté, puis de trois quart arrière, ce qui nous propulse agréablement. Arrivés à Grandville, le soleil nous attend ainsi que nos premières crêpes.




Notre tour du Cotentin s’achève, c’est une découverte pour moi qui n’y avait jamais mis les pieds. Très beaux paysages variés, mais une température un peu fraîche même en plein été selon notre logeur de Créances. En fait cette région pourrait devenir une côte d’azur dans quelques dizaines d’années, lorsque le réchauffement climatique rendra le sud invivable en été.
La météo des prochains jours n’est pas terrible, pas mal de pluie annoncée. Allons-nous réussir à passer au travers des gouttes, ou bien va-t-on se faire essorer ? La réponse dans le prochain épisode de votre feuilleton.
Papa, après 30 ans de vie commune avec Maman, je ne pense pas que tu puisse c’est tout a fait NORMAL que tu sois toi aussi assorti ! Même si toi tu n’y ai pas pour grand chose … Comme tu dis RIEN n’est laissé au hasard… !
Super!! Merci, ça donne envie ! (sauf les pistes…). C’est vrai que vous êtes magnifiques avec vos tenues assorties! Bravo! Bises
Grandville… ça me rappelle une colo en tant que monitrice … il y a fort longtemps 😉
Super ce reportage !!! Et nous avons pu reconnaitre plein d’endroits parcourus aussi sur nos vélo en sept. dernier ;-)) mais pas aussi sportif que vous (on a evité sable, cailloux … quoi que, en y réfléchissant … un peu qd même )
Bises à vous deux et heureux pour vous que vous puissiez profiter de ce raid vélo !! On vous suit avec attention 🥰😘😘
ERRATUM : Papa, après 40 ans de vie commune avec Maman, je ne pense pas que tu puisses être désassorti c’est tout a fait NORMAL que tu sois toi aussi assorti ! Même si toi tu n’y es pas pour grand-chose … Comme tu dis RIEN n’est laissé au hasard… !
C’est à des petits signes comme çà qu’on découvre qu’une personne est sous emprise !!!! Résiste ose des tenues bariolées. Soit toi-même .
Au mois de mars, sur le GR34 entre St Brieuc et St Malo, on a eu une météo beaucoup plus clémente que la vôtre au mois de mai 😉
Belle préparation en vue du grand départ pour du magique. J’adore les échappatoires pour éviter les grands axes à travers des chemins plus ou moins farfelus qui réservent toujours des surprises. Ce sont ces petits tiens qui pimentent le voyage. On vous souhaite de ne pas oublier vos vestes de pluie à l’étape. 😜
J’ai fait ce tour en juin 2023, mais dans le sens ouest-est suis un grand beau temps généré par un vent d’est particulièrement agaçant( car de face 🫤) . Il me semble reconnaître cette piste qui se termine par une piste😂…. Et j’ai visité les plages du débarquement le …6 juin, ce n’était pas mal non plus du côté folklore de très mauvais goût..
La bise, les amis, pédalez bien et merci pour tous ces partages.
Admiratifs, nous sommes.
Alors le Pamir, qu’est-ce que ça va être !
J’ai bien aimé :
– le lit suspendu (mieux vaut dormir par terre),
– la cabane de 4 m2 (au sol, pas en haut !),
– les torpilles du Redoutable,
– la photo des 2 vélos (rouge et vert) face à face sur le sable sous le ciel orageux …
Bonne suite !
Ah ! on a droit au blog en plus du polarstep même pour une épreuve locale ! Merci !
Je n’avais pas réalisé que vous étiez en version baroudeur avec vos gravels et non en version plus light.
Perso, j’ai l’impression que le nouveau (?) casque d’RV est un peu trop rouge et pas assez orange…
Oui c’est un nouveau casque et c’est vrai qu’il y a eu négo avec Doum pour la couleur !
Bravo ! Je suis impressionnée par le pédalage sur tous les terrains et par tous les temps.
Et tout ça avec la CLASSE en couleurs 👌
Hello,
Super de vous retrouver sur les routes, oups sur les chemins !
Un grand merci pour ces moments de partage, c’est très chouette.
Des bises à vous deux 🙂
Hélène Moulin
Hello,
Super de vous retrouver sur les routes, oups sur les chemins !
Un grand merci pour ces moments de partage, c’est très chouette.
Des bises à vous deux 🙂
Hélène Moulin
Salut à vous deux, toujours aussi agréable de suivre votre périple.
Bonne route avec les yeux grands ouverts !
Dominique