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Pamir Saison 2

    Pamir Saison 2

    4 juillet 2026

    Enfin le départ ! Via Paris, pour rejoindre Mylène, faire un coucou à la family et mettre le vélo en carton. Une mention spéciale à Pierrot et Louna, qui ont dégotté un carton aux dimensions parfaites.

    L’effet roi soleil est fortuit
    Adieu !

    Après une looongue journée, nous arrivons à Dushanbé à une heure du matin. Premier gag du voyage, les vélos ont préféré faire un peu de tourisme à Istanbul, ils n’ont pas suivi. Nous devons les récupérer lors du prochain vol dans deux jours même heure. Pas trop grave, nous en profitons pour visiter Dushanbé et ses monuments grandiloquents. Autre gag, nous n’avons jamais reçu notre permis spécial Pamir, demandé en ligne, il y a plus d’un mois et payé 50$. Par une autre filière locale, nous l’obtenons en deux heures pour 10 euros. Et le clou est la logique tadjik que nous avons mis une demi-journée à comprendre : Pas besoin de visa si nous restons moins de 30 jours, notre cas, mais visa nécessaire si nous restons plus de 10 jours ?!? Le même interlocuteur nous assène les deux phrases à la suite sans broncher. Donc nous retournons à l’office gouvernemental pour récupérer un visa. Nous sommes maintenant au top en matière de visa tadjik, nous pouvons rencarder nos collègues européens que nous croisons à Dushanbé. Il ne nous reste plus qu’à faire quelques emplettes avant la dernière épreuve, 15 heures de taxi pour rejoindre Khorug.

    Nous savons qu’aujourd’hui va être une journée difficile. Le programme : lever 4h30 pour récupérer nos vélos à l’aéroport, rejoindre la station de taxi pour le Pamir, trouver un taxi qui accepte de prendre deux vélos sur son toit, et le meilleur, 15h de routes tadjikes.
    Les vélos sont récupérés un peu cabossés, mais rien de grave. Plus compliqué pour les taxis. A 6h30, c’est trop tard nous disent les locaux, à cette époque pas assez de « machinas » (voitures pour ceux qui ne comprennent pas le russe). En effet les taxis, pleins, commencent à partir. Nous décidons d’attendre sur place pour voir. Rapidement nous trouvons un japonais, un chinois et deux lituaniens intéressés par notre destination, de quoi former une voiture. Tout se simplifie grâce aux lituaniens qui parlent russe et anglais. Nous voilà donc partis tardivement à 11 dans un Toyota Landcruiser prévu pour 7 ou 8. Voyage épique qui se termine à 1h du matin. Nos compagnons très sympas sont à l’image des gens que l’on croise dans ces contrées. Trois tadjiks, le chinois va faire l’inspection de fermes solaires au fond du Pamir, les lituaniens font du trekking dans le Pamir, chargés chacun d’un tout petit sac à dos, un jeune franco-irlandais qui revient d’Afghanistan, et mon préféré, le japonais entraîneur de l’équipe nationale de foot de la Zambie !

    Remontage dans l’aéroport
    Le chargement des vélos
    Il y a du monde
    Tunnel interdit car en travaux
    Mais moyennant bakchich, la porte s’ouvre
    La Panj river
    En face, l’Afghanistan

    Nous nous écroulons le soir chez Zandhiya ma logeuse qui m’avait beaucoup aidé l’année dernière. Elle est toujours aussi dynamique et au courant de tout ce qui se passe dans le Pamir. Je lui ai fait plaisir en lui ramenant du fromage, je savais qu’elle aimait ça. C’est drôle de se retrouver exactement au même endroit un an plus tard. Nous passons une journée à khorug pour récupérer une dernière autorisation d’entrée dans le Zorkul parc, une variante encore plus sauvage. Nous passons la soirée avec nos copains lituaniens et Monique notre voisine de chambre, une dame belge de 74 ans passionnée d’anthropologie, qui se promène aussi à travers le monde.

    3 et 4 juillet, Khorug – Ishkoshim
    Enfin le vrai départ sur nos vélos ! Ce matin ça pique un peu, nous devons partir très tôt pour éviter la chaleur, et les nuits dernières ont été un peu chaotiques.
    Assez rapidement nous sommes rejoints par nos amis Lituaniens qui sont partis en taxi, puis par Monique. On se fait nos derniers adieux.

    Nos amis lituaniens
    Un café que Christian reconnaîtra
    Toujours l’Afghanistan en face

    A Bogz, notre étape, nous avons du mal à trouver un bivouac, finalement un homme nous indique une petite terrasse au dessus d’une rivière, la tente rentre au chausse pied, c’est finalement très agréable. Pendant notre repas, des petites filles viennent nous rendre visite. L’une d’entre elle revient un peu plus tard avec une peluche qu’elle donne à Mylène. Quand elle repart, elle ne veut absolument pas la reprendre, c’est un cadeau !

    Il ne faudrait pas que l’eau monte dans la nuit
    Mon système de douche marche toujours

    Nous nous couchons très tôt, et les petites filles veulent nous revoir, elles appellent, puis comme nous ne répondons pas, elles jettent des petits cailloux dont quelques un atterrissent sur la tente. Résultat, nous avons deux petits trous, c’est malin ! Je devrais pouvoir réparer avec des rustines de matelas.

    Le lendemain direction Ishkashim, où nous attends normalement une homestay très confortable. La route est plutôt bonne, il faut en profiter, ça va vite se dégrader. Avec Mylène sur la route ça se passe un peu comme avec Christian, elle me largue dans les montées et je la rattrape dans les descentes et le plat. C’est cool, nous allons en moyenne à la même vitesse. La similitude avec mon ami Christian s’arrête là, pour tout le reste, ils ne sont pas sur la même planète, mais je vous en dirai peut-être plus une autre fois 😋. Peu avant Ishkashim, nous passons devant l’Afghan bazar, situé sur une île no man’s land de la Panj river. Mais les militaires nous interdisent formellement d’y aller, dommage.

    L’Afghan bazar au loin
    Plus près

    Les quelques journées à venir auront un air de déjà vu, mais bientôt nous plongerons dans l’inconnu total. Vous ne pouvez pas rater ça !

    9 commentaires sur “Pamir Saison 2”

    1. Et bien l aventure commence déjà fort avec ces petites péripéties administratives et logistiques et chapeau bas pour l humeur qui n en semble pas impactée. Les voyages en vélo ça développe la philo….bonne piste les vadrouilleurs.

        1. Bravo pour cette aventure courageuse !! Quel contraste avec nos vacances actuelles en Suisse !!!! Rien à voir, ici tout est parfait et « cadré ».
          A bientôt pour la suite des aventures et courage au pédalage 🚵🏼‍♂️🚵‍♀️😅😤😜

    2. Bon vent beau frérot, merci, tu nous donnes des ailes ! Tellement contents que tu aies pu repartir. On espère que le réseau des ondes n’aura pas trop de trous pour que notre feuilleton favori nous parvienne sans encombres. Continue à nous faire rêver. Bienvenue à Mylène.

    3. Ah ! toujours captivant ton récit. J’aime bien la démonstration en logique tadjik : tu donnes 10 € et c’est bon. Dingue de caser à 11 dans le landcruser pour 15 h… et hormis les vélos, il devait y avoir des bagages… Autre question pour le tunnel « à péage » (que tout le monde doit prendre), s’il avait été vraiment fermé, y’avait un itinéraire bis ?
      J’espère que le démarrage à vélo n’est pas trop dur, vous deviez être bien entraînés avant de partir.

    4. Que d’aventures et d’imprévus sans compter les rencontres atypiques.
      C’est dépaysant de te lire et tu ne perds pas ton sens de l’humour en toutes situations 👏

    5. Déjà reparti au loin !!!
      Super, j’adore cette série, je suis même addict ! 🙂
      Eclatez-vous bien ! Les photos, les récits, c’est au top !
      Trop hâte de lire la suite…
      Bises bien chaudes de Grenoble

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